lundi, 28 septembre 2020

René Longet

J’ai obtenu ma licence en allemand en juillet 1978. Nous n’étions alors que cinq ! Une licence en lettres conduit généralement à l’enseignement, qui attire en effet la large majorité des licenciés de la faculté.

Mais que peuvent apporter des études de ce type à qui a choisi une autre voie ? J’ai en effet enseigné, mais assez rapidement fait autre chose : de la recherche, de la traduction, des mandats politiques au niveau cantonal puis  national, ainsi que la responsabilité romande d’une ONG se vouant au développement durable. Je poursuis actuellement de tels engagements. Je le fais également à travers des activités de vulgarisation et de publication, des conférences et articles. Je siège à l’exécutif d’une ville suburbaine.

Avoir fait lettres m’est-il utile dans tout cela ? Je réponds par un grand oui. Ces études m’ont apporté une méthode d’analyse, une attention à la valeur des mots, à la façon de décrire et de dire les choses, m’a rendu plus conscient du rôle essentiel de ce qui s’appelle la langue. Ces études apportent aussi une systématique dans le traitement des questions, une volonté d’aller à la source, un refus des approximations.

Je reste passionné par l’Histoire, qui seule explique l’Humanité et suis resté un fidèle des époques littéraires qui m’ont parlé comme étudiant, le baroque allemand, le réalisme du XIXe, les récits de voyages… en fait ce qui permet de mieux comprendre cet être étrange et ambivalent qui a eu la prétention de s’appeler un jour Homo sapiens…