lundi, 28 septembre 2020

Martine Chaponnière

J’ai obtenu ma licence de HEI en 1972. L’époque était chaude, Mai 68 venait de passer par là. Mais à HEI, on a peu senti le tourbillon révolutionnaire. Le respect des profs dominait encore dans une ambiance feutrée. J’aurais voulu être déléguée du Comité international de la Croix-Rouge, comme plusieurs de mes camarades, mais à l’époque la profession était encore interdite aux femmes. J’ai donc atterri au Service suisse du tourisme pour étudiants (SSR). Plutôt mauvaise dans le « ticketing », j’ai créé et rédigé un bulletin de voyage pour étudiants fauchés.

J’ai ensuite animé, à la Conférence permanente des recteurs des universités européennes (CRE), la revue de cet organisme. Puis j’ai passé plusieurs années comme documentaliste d’abord, puis comme rédactrice en chef de la Revue internationale de l’enfant dans le cadre de l’Union internationale de protection de l’enfance (UIPE). Parallèlement, on m’a proposé un assistanat à l’Université de Genève en Faculté de psychologie et des sciences de l’éducation. C’est là que j’ai fait mon doctorat. Je suis aujourd’hui chargée de cours en Etudes Genre à la faculté des Sciences économiques et sociales.

Le mouvement féministe, qui battait son plein dans les années 1970 et 1980, m’a beaucoup marquée. Je rêvais depuis toujours de pouvoir gagner ma vie en travaillant à la cause des femmes. C’est chose faite et j’en suis heureuse. (photo Viviane Lehmann)