lundi, 28 septembre 2020

Mark Muller

A l’été 1988, mes études de droit touchant à leur fin, j’avais envie d’entrer dans la vie active et de gagner ma vie. Je suis donc allé consulter le tableau des offres d’emploi de l’université. Je suis tombé sur une annonce pour une place de juriste dans la régie Julliard & Bolliger SA. C’est ainsi que je suis entré dans l’immobilier, par hasard.

Après une année et demie comme chef du service juridique de cette régie aujourd’hui disparue (il n’y a aucun rapport de cause à effet…), j’ai décidé de passer mon brevet d’avocat. J’ai entamé mon stage dans l’étude Patry, Junet, Simon & Lefort, au boulevard des Philosophes, étude aujourd’hui disparue (toujours aucun rapport) et je l’ai terminé au Département des travaux publics de l’époque, alors fermement dirigé par le conseiller d’Etat Christian Grobet, lequel, lui, sévit hélas toujours en politique.

Je n’ai depuis plus quitté le secteur de l’immobilier, que ce soit dans une société financière, à la Chambre genevoise immobilière, que j’ai dirigée pendant 7 ans, ou comme avocat indépendant au sein de l’étude Mo Costabella Pirkl.

Je suis aujourd’hui chef du département au sein duquel j’ai appris le métier d’avocat. Ce département existe toujours, même s’il a été considérablement remanié et renommé. L’adage selon lequel « le droit mène à tout, à condition d’en sortir » se vérifie donc, En revanche, je ne peux évidemment pas souscrire à l’avis de Coluche, grand comique lui aussi disparu, qui disait que « la politique, c’est 4 ans de droit, tout le reste de travers ».