lundi, 28 septembre 2020

Esther Mamarbachi

Comme beaucoup d’entre vous, ma naissance relève du miracle. Imaginez plutôt : un ovule espagnol qui rencontre un spermatozoïde syrien en terres catholiques fribourgeoises à la fin des années 1960 (1967 pour être très précise),  il fallait oser le scénario !

La suite est un peu plus classique : école primaire à Corminboeuf dans la campagne fribourgeoise, maturité latin-langues au collège Ste-Croix (non mixte à mon époque), puis cap sur l’université sans beaucoup d’originalité. J’ai obtenu ma licence en science politique en 1989 à l’Université de Genève ainsi qu’un master en politique de développement en 1993. Le professeur Hans-Peter Kriesi, politologue de renom, m’a communiqué sa passion pour la politique suisse, un morceau que je n’ai jamais lâché depuis.

Il y a eu ces années difficiles, où l’on se cherche, sans savoir quoi faire, où on est mal dans sa peau, où l’on s’interroge sur notre raison d’être sur cette terre. Et puis les choses se sont enchaînées rapidement. J’ai eu beaucoup de chance, mais de la persévérance aussi. J’ai toujours cru que tout était possible, que j’y arriverais, sans piston, mais avec beaucoup de professionnalisme: stage de journaliste à l’Agence télégraphique suisse (ATS), Journal de Genève, le Temps, puis la TSR depuis 1999.

Je ne puis que vous encourager à avoir une excellente formation de base. A ne pas hésiter à obtenir une deuxième licence, un master ou encore à faire valoir vos connaissances linguistiques. Trouver son chemin est toujours difficile, souvent sinueux, mais au final on y arrive. Et c’est toujours le premier pas dans le monde du travail qui est le plus ardu.

Bonne chance à vous tous !