lundi, 28 septembre 2020

Claude Torracinta

Journaliste, je l’ai été toute ma vie, même si j’ai passé quatre ans comme instituteur pendant mes études universitaires qui se sont conclues en 1958 par une licence en science politique et en 1959 par une licence en science économique, avant un semestre d’été à Harvard.

Responsable dès 1960 de la rubrique économique de la Tribune de Genève, correspondant à Paris du même journal à la fin des années soixante, notamment lors des évènements de Mai 68, j’ai rejoint la Télévision romande en 1969 pour y créer le magazine Temps présent. Producteur, réalisateur de nombreux reportages, entretiens et émissions les plus diverses, notamment sur les évènements des années trente à Genève, auteur de quatre livres, j’ai été responsable des émissions magazines, directeur de l’information, membre du comité des programmes d’Arte – ce qui m’a valu d’être fait chevalier des Arts et lettres par le gouvernement français ! –  avant de tourner cette page télévisuelle à la fin des années nonante.

Le Conseil d’Etat m’ayant alors nommé à la présidence de l’Hospice général qui, à Genève assure l’aide sociale et l’accueil des requérants d’asile, j’ai découvert le monde politique et la réalité sociale de l’intérieur. Une autre aventure professionnelle, toute aussi passionnante.

C’est l’Université qui m’a donné le goût du journalisme et de la politique. C’est elle qui m’a appris le contrôle des sources et comment argumenter un point de vue ou de l’importance de la connaissance du passé pour comprendre le présent. Et c’est dans le journal universitaire aujourd’hui disparu, L’ Action étudiante, que j’ai écrit mes premiers articles et découvert les charmes du journalisme. Le déclic d’une carrière de plus de quarante ans.