lundi, 28 septembre 2020

Christian Campiche

Etudiant en sciences po de 1969 à 1972, j’avais choisi Genève un peu sur un coup de tête. Venu de Fribourg, je ressentais le besoin de changer d’air. Bizarrement, je retournais tous les week-ends sur les bords de la Sarine pour faire la fête, on n’a pas 20 ans tous les jours. Aujourd’hui encore, je me demande comment j’ai fait pour garder le cap jusqu’à ma licence.

Avec le recul, je me dis que cette époque était quand même extraordinaire. Elle offrait une immense liberté et surtout un océan de rêves. Je me souviendrai toujours de la nuit qui a marqué la fin des examens. Je jouais de la guitare et tout le monde chantait. Soudain, notre professeur, Dusan Sidjanski, a sauté sur le toit de sa VW et s’est mis à danser une polka endiablée.

La vie professionnelle a mené ensuite beaucoup d’alumni de ma volée aux quatre coins de la Suisse et du monde. Mais les contacts se sont maintenus entre nous. La culture du réseau est importante quand on exerce une profession comme la mienne, le journalisme, basée sur la curiosité, le désir d’informer et le besoin d’exprimer ses rages et ses passions.

Devenu journaliste sur le tard, après un passage à la banque (service des publications de la SBS) et à la Confédération (Finances fédérales), j’ai eu la chance de pouvoir pratiquer ce métier pendant une trentaine d’années (ATS, « Bilan », « L’Agefi », « Journal de Genève », « La Liberté »). A plusieurs reprises, j’aurais pu céder aux sirènes des relations publiques, beaucoup mieux rémunérées. Mais j’ai toujours placé l’indépendance au-dessus de tout. Cette boussole me guide aussi dans mon jardin très peu secret, www.lameduse.ch