lundi, 28 septembre 2020

Blaise Matthey

L’Université de Genève m’a donné trois chances : celle de pouvoir bénéficier d’un enseignement de qualité à un prix défiant toute concurrence, celle de me permettre d’aller au bout du cursus d’étudiant, puisque j’y ai obtenu un doctorat, et celle d’y travailler comme chercheur et enseignant dans un environnement stimulant.

J’ai toujours été conscient qu’il me fallait la quitter pour découvrir d’autres horizons. C’est ce que j’ai fait en devenant avocat. J’ai alors réalisé qu’un passage par le monde académique, bien que régi par ses propres règles, était un atout inestimable pour mon activité professionnelle.

Après quelques années au barreau, je me suis orienté, par le fruit des hasards, des amitiés et de l’intérêt pour le débat d’idées auquel l’Université m’avait bien préparé, vers une carrière dans les associations professionnelles et économiques. Entré comme secrétaire patronal à la Fédération des Entreprises Romandes Genève, j’en suis devenu le directeur général en juillet 2007. Ma  fonction consiste à défendre l’économie, de la PME, largement majoritaire dans mon organisation, à la multinationale. Elle a de ce fait une dimension politique aux plans international, national et local.

J’ai, tout au long de ces années, considéré qu’il fallait que mon bagage de formation se complète et j’ai donc, parallèlement à mes activités professionnelles, fait des stages à Chicago et Berlin, ainsi que suivi une formation en management à l’INSEAD, sans parler d’une multitude d’autres compléments plus ponctuels.