lundi, 28 septembre 2020

Barbara Polla

L’université ? Pour moi, l’antichambre du paradis. Apprendre, chercher, expérimenter, réfléchir, confronter, argumenter, douter, générer des connaissances et les transmettre : le meilleur de l’humain. Après mon deuxième propédeutique de médecine, j’ai fait un semestre d’études libres : histoire de l’art, philosophie, sciences politiques. Tout cela s’est retrouvé plus tard dans ma vie et mes passions : après une carrière médicale académique, des stages post grades (à Bruxelles, puis à Harvard), j’ai obtenu un poste de directeur de recherches à l’INSERM (Faculté Cochin, Paris) et en parallèle, je me suis lancée dans une double aventure de galeriste et de politicienne et pendant douze ans, j’ai occupé une position d’élue municipale, cantonale puis nationale, portée par la conviction que je pouvais, même si minusculement, changer le monde ou plus modestement, améliorer la vie des autres, par la médecine, la politique, l’art – par un sourire. Je me suis engagée également, malgré mon manque de formation, dans la gestion et le développement de nos entreprises familiales, dans le domaine de la beauté. Mes passions aujourd’hui, l’art, l’esthétique, l’écriture, l’amour. Tenter, par la création, celle des artistes et la mienne propre, littéraire, de comprendre ce que je peux appréhender du monde, de donner un sens à mon existence. Et enseigner. Une passion forever. Aujourd’hui je donne des cours à l’Institut Français de la Mode, sur les rapports entre art et mode. Demain un séminaire sur les effets positifs de la crise… (photo Frank Perrin)