mardi, 1 décembre 2020

Alain Croubalian

Avant la fin de mes études à l’Institut des Hautes études internationales, j’avais déjà commencé à écrire piges et contributions dans le journal que je dévorais chaque jour: le Journal de Genève. Les deux filières, études et journalisme, se sont développées parallèlement, sans se croiser, puisqu’un jeune journaliste apprend le B.A.BA du métier en rubrique locale, plutôt qu’en rubrique internationale.

Puis j’ai étendu mes contributions à d’autres quotidiens genevois : Le Courrier, la Tribune de Genève, puis le “Samedi Littéraire”, supplément littéraire du Journal de Genève, puis Journal de Genève et Gazette de Lausanne. J’ai effectué mon stage professionnel au CPRFJ (Centre professionnel romand de formation de journaliste) à mon propre compte en tant que journaliste libre. Cela me semblait être la meilleure solution dans mon cas, puisque je partageais mon temps entre la musique et le journalisme. D’où mon penchant pour le journalisme culturel.

J’ai panaché mes collaborations grâce à ma connaissance de l’anglais, de l’allemand et surtout de ma capacité de communiquer en suisse allemand : à la télévision DRS à Zurich, à la radio DRS de Berne, Bâle et Zurich. J’ai ensuite travaillé au Temps, puis au magazine féminin Edelweiss, où j’ai rempli le rôle de chroniqueur. Aujourd’hui, après moult infidélités au journalisme dans le théâtre, les films et la musique, je reviens à cette véritable drogue qu’est le travail de l’information. Je suis correspondant de la Radio suisse romande à Zurich, dans le domaine culturel justement. Et je me rends compte de la solidité de ma formation journalistique acquise au Journal de Genève ; et de l’importance d’un carnet d’adresses bien fourni en réseaux et contacts tissés en près d’un quart de siècle de journalisme.